Interviews

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L'homme dans la vitrine
Je ne peux parler que pour moi. (19 août 2007)
Interview de Kjell Ola Dahl par Bernard Strainchamps, traduit par Delphine Cingal

Kjell Ola Dahl est né en 1958 en Norvège. En 2000, il cesse d’enseigner pour se consacrer à l’écriture, qu’il délaisse parfois pour entretenir son tracteur et s’occuper de ses champs.
Après 96°, L’homme dans la vitrine est son deuxième roman à paraître d’abord en Série noire et à présent en Folio policier.


L'Etoile du temple

La littérature noire et policière pour beaucoup de lecteurs est synonyme de masculinité. Pourquoi ? Vieille tradition qui stipulait que seuls les hommes en connaissaient les arcanes, ou étaient les mieux à même d’en tirer partie, à part quelques mythes (mites ?) dont je ne serai pas le délateur. Certaines plumes féminines osaient bien aborder cette littérature mais en se cachant parfois derrière un pseudonyme viril, lequel leur conférait une authenticité et une aura auprès des éditeurs qui croyaient que seuls les hommes pouvaient écrire des romans qui ne concernaient qu’eux. Tout comme les auteurs masculins devaient prendre un pseudonyme féminin lorsqu’ils produisaient dans les collections pour midinettes genre Nous Deux et Intimité (Roland Topor a fait ses premières armes dans ce genre de production !). Depuis quelques années la femme dans toute sa plénitude (intellectuelle) n’est plus obligée de se cacher derrière un loup ou un masque et peut se défouler par le biais de la littérature noire. C’est ainsi qu’on a assisté à l’éclosion d’auteurs féminins de tout premier plan, et de peur d’en oublier, je n’évoquerai que Maud Tabachnik qui aujourd’hui passe à la moulinette.


Rencontre entre Pierre Bordage et les lecteurs du site Mauvais genres en décembre 2006.


Enfer clos
Je suis malheureusement le spectateur, dans mon entourage immédiat, d’un enfer fabriqué de toutes pièces ( 1 décembre 2006)
Interview de Claude Ecken par Bernard Strainchamps

Enfer clos, livre coup de poing s’il en est, roman d’une maîtrise psychologique époustouflante inspiré d’un fait divers inconcevable, démonte avec lucidité les mécanismes du vernis social sous lequel gronde la bestialité. Terrifiant.