K.O.

Lus sur le Web

K.O.

Hector Mathis connait la musique. Avant de s’atteler au roman il écrivait des chansons. Cela imprime un rythme et nourrit son écriture de poésie. Peu importe que les faits soient réels, ou inspirés d’évènements ayant réellement eu lieu, ses mots nous percutent avec l’énergie du désespoir.

Il y a une force incroyable dans ce langage à la fois direct, inventif et sans concession, dans cette tonalité syncopée qui ne laisse pas respirer. Ces mots qui cognent, au sens propre comme au figuré et finissent par prendre aux tripes lorsque le lecteur comprend enfin les sensations qui motivent colère et urgence.

Un premier roman qui ne vaut que par un style très célinien, tout en éructations, invectives et lamentations…