Au revoir là-haut

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Au revoir là-haut
Télérama : Au revoir là-haut (18 septembre 2013)

Arnaques, vengeances et impostures : Au revoir là-haut est une oeuvre à la fois picaresque et politique, où l'on entend des accents de Roland Dorgelès et Jean Meckert.

La guerre est une extravagance du commerce, avec cet avantage, magistral quand il est servi avec une telle fougue, une telle invention, qu'on n'y voit, précisément, que du feu.

Accrochez-vous bien pour le trafic des cercueils, les relevailles, les échanges de corps et les balades dans les cimetières militaires. Ne soyez pas trop en rage pour le trafic des monuments aux morts. Le premier fut vrai. Le second est inventé par l’auteur.

Le tour de force de Pierre Lemaitre c’est de faire de cette histoire proprement féroce et indigne, un moment de lecture purement jubilatoire.

Vous avez aimé « La chambre des officiers » de Marc Dugain ? « Les Ames grises » de Philippe Claudel ? Alors jetez-vous sur le roman de Pierre Lemaître « Au revoir là-haut ».

Roman historique, psychologique, sociologique, le livre de Pierre Lemaitre est mené comme un polar.

Au revoir là-haut est un roman véritablement époustouflant, une grande fresque romanesque... L'une sinon la plus grande surprise de cette rentrée...

Un livre qui fleure bon, l’histoire, le polar, l’amour, la drôlerie, un condensé d’émotions à la française, au ton très juste.

Quel pied, mais quel pied! Pardon pour cette formule triviale, c'est juste le cri du coeur que nous inspire la lecture de Au revoir là-haut, près de 600 pages impossibles à lâcher. Pierre Assouline, juré du prix Goncourt, le considère comme "l'un des romans les plus puissants de la rentrée".

Il y a une verve dans cette écriture, un style proche parfois de l’oralité, avec apostrophe au lecteur, qui confère beaucoup de dynamisme au roman.